Un territoire marqué par les flux touristiques

En 2015, le marché national du tourisme est en baisse de -2,3 %. L’Isère résiste et se place 10e destination touristique des Français dans l’Hexagone (11e en 2014). L’afflux de ces touristes (21,4 millions de nuitées réalisées pour le territoire isérois) est intimement lié à l’accessibilité des territoires et aux conditions de transport vers et à l’intérieur de la destination. Les réseaux de transport en sont alors essentiels.

Destination des clientèles touristiques (Isère Tourisme – chiffres-clés 2016)

Entre montagne et villes : un tourisme quatre saisons

L’attrait touristique majeur du département de l’Isère repose sur ses massifs montagneux : ils représentent 75 % des nuitées marchandes du département en hiver et 48 % en été.
Toutefois, le tourisme urbain est également significatif car Grenoble, Vienne, Voiron, ainsi que les villes
de bord d’autoroutes, représentent entre 20 et 25 % des nuitées marchandes selon les saisons. Enfin, l’attrait des campagnes n’est
pas négligeable, plus particulièrement l’été avec le
développement du tourisme vert.

Une clientèle majoritairement française

Sur l’année 2015, été comme hiver, la clientèle française représente 92 % des nuitées marchandes ou non marchandes. Les Rhônalpins sont les premiers visiteurs de l’Isère (été comme hiver), dont 11,4 % d’Isérois en été et 13,1 % en hiver. Toutefois, au plan économique, ils représentent une part beaucoup moins importante, notamment l’été. Les touristes étrangers représentent 19 % de la clientèle en hiver et 27 % en été. Ces flux touristiques génèrent des flux de déplacements
importants, tous modes confondus, nécessitant d’ajuster les capacités des infrastructures de transport et de faciliter l’accès.

Tous les modes de transport mobilisés.

Compte tenu de la diversité des provenances de la clientèle iséroise et de l’offre de transport sur le territoire, tous les modes sont mobilisés par les touristes : avion, train, bus et voiture, avec ou sans combinaison de ces modes.

Origine des clientèles touristiques
(Isère tourisme – chiffres-clés 2016

Le bus pour accéder aux stations

Différents acteurs proposent des transfer ts vers les stations en autocar. 26 900 passagers ont ainsi emprunté le car depuis l’aéropor t vers les stations de l’Oisans
(L’Alpe d’Huez et Les Deux-Alpes) et la gare de Grenoble en 2015.
L’accès aux zones touristiques en hiver passe notamment par les lignes de cars Transaltitude qui desservent 14 stations de montagne en hiver depuis la gare de Grenoble. Plus de 94 000 titres de transport ont été vendus pendant l’hiver 2015 – 2016, dont 18 420 Skiligne (transport + forfait de ski à la journée). Avec Les
Deux Alpes (30 600 titres de transport vendus) et l’Alpe d’Huez (26 400 titres), l’Oisans reste la destination la plus prisée des clients de Transaltitude.

Qui emprunte le réseau Transaltitude ?

La voiture, mode de transport pour les touristes et les locaux

Les comptages routiers des routes départementales menant aux principaux sites touristiques permettent de mesurer l’impact des flux touristiques sur les réseaux routiers.

> La RD 1075 (vers le sud de la France) voit son trafic multiplié par4 entre son trafic moyen et le trafic de sa jour née la plus chargée l’été

> La RD 111 (vers
Chamrousse) a un trafic
moyen relativement faible
mais celui-ci est multiplié
par 8 le jour le plus
chargé d’hiver et par 5 l’été.

> La RD 531 (vers le
plateau du Vercors) voit
son trafic doubler l’été
entre le jour le plus
chargé et son trafic
moyen, et tripler l’hiver.

> La RD 1091 (vers les
stations de l’Oisans) est
celle qui cumule le plus
de trafic sur sa jour née
la plus chargée d’hiver.

Barre foncée
Trafic moyen jours ouvrés
en 2014 (hors vacances
scolaires, week-ends et
ponts)


Barre moyenne
Trafic de la journée la plus
chargée de l’hiver 2014


Barre claire
Trafic de la journée la plus
chargée de l’été 2014

Les locaux, cibles majeures du tourisme en Isère ?

En Isère, les Rhônalpins représentent autour du tiers de la clientèle touristique (entre 32 % et 38 %), et un touriste sur dix environ est Isérois (11,4 % l’été, 13,1 % l’hiver). Ce tourisme de proximité génère de nombreux déplacements avec des pointes très marquées. Si l’enquête ménage déplacements nous permet de connaitre les déplacements des habitants du territoire un jour de semaine (hors vacances scolaires, weekends, etc.), elle ne permet pas de distinguer spécifiquement les déplacements liés aux excursions touristiques. Elle donne cependant une idée des déplacements liés aux loisirs en semaine. Tels que décrits dans l’EMD, ces loisirs (environ 6,8 % des déplacements de semaine des
habitants de l’agglomération grenobloise) peuvent être des activités culturelles, sportives ou associatives, ce qui recouvre à la fois du tourisme de proximité et des activités
plus régulières. Si la moitié des déplacements de loisir sont réalisés en voiture, une grande partie d’entre eux sont de proximité et réalisés à près de 40 % à pied. Ces proportions dépendent fortement du territoire concerné puisqu’en Bièvre-Valloire, la voiture domine à 70 %. On constate également de grandes disparités dans la métropole : à Grenoble moins de 25 % des déplacements de loisir de proximité sont réalisés en voiture contre le double dans le reste de l’agglomération.

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