Au carrefour des influences climatiques, avec des altitudes variant de 188 à 2193 m, le territoire métropolitain présente des milieux naturels et semi-naturels qui participent à la richesse de la biodiversité. Au niveau mondial, le taux d’érosion de cette dernière, de 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel, est largement imputable au développement des activités humaines, à l’urbanisation et à l'artificialisation des sols, au détriment des espaces naturels et agricoles. C’est dire l’importance des réservoirs de biodiversité identifiés dans la Trame verte et bleue métropolitaine.

LES ESPÈCES ET LEURS DÉPLACEMENTS

On récence sur le territoire 500 espèces animales terrestres, une vingtaine d’espèces animales aquatiques et plus de 1 600 espèces végétales, soit près de 2,4 % des espèces françaises.
Certaines d’entre elles sont dites patrimoniales et bénéficient à ce titre d’une surveillance et de protection particulières. C’est le cas par exemple du Triton crêté (Triturus cristatus), du crapaud calamite (Epidalea calamita) encore présent sur la commune d’Echirolles, de l’alyte accoucheur (Alytes obstetricans) ou encore de la chouette chevêche (Athene noctua), dont l’habitat dépend de la qualité des pratiques agricoles. D’autres sont en danger de disparition et identifiées comme telles. Toutes les espèces se déplacent sur le vaste lieu de vie que constitue le territoire et le parcourent incessamment à différentes échelles, à différentes vitesses.

UN TERRITOIRE RICHE EN BIODIVERSITÉ… À P

DES DÉPLACEMENTS NÉCESSAIRES À LA SURVIE DES ESPÈCES
Depuis des millénaires et à l’échelle planétaire, les espèces animales et végétales évoluent et changent de milieu (aquatique ou terrestre ; minéral ou végétal ; aérien ou souterrain) en fonction de leur cycle de vie et de leurs besoins vitaux.

DÉFINITION

LA BIODIVERSITÉ, UN BIEN COMMUN

La biodiversité représente, selon la définition donnée par le ministère de l'Écologie et du Développement durable, la diversité des êtres vivants et des écosystèmes : la faune, la flore, les bactéries, les milieux mais aussi les races, les gènes et les variétés domestiques. Cette notion intègre aussi les interactions qui existent entre ces différents organismes, tout comme les interactions entre ces organismes et leurs milieux de vie. D’où la complexité et la richesse de ce bien commun.