Le changement climatique est d’abord un réchauffement des températures

+ 2°C depuis 1900 dans les Alpes et la région grenobloise : c’est deux fois plus que la moyenne mondiale. Le réchauffement est l’un des plus élevés en France et en Europe.
La plus longue période de chaleur en continu est en cours, depuis mi 2013. Le réchauffement affecte en priorité le printemps et l'été, notamment le mois de juin. Le réchauffement de l'hiver et de l'automne est un peu moins important. Le changement climatique se traduit au niveau de la météo par une augmentation de la fréquence d'apparition des types de temps chauds (secs ou humides). Il provoque la multiplication des périodes de chaleur estivales et printanières – dont les fameuses canicules – et des périodes de douceur hivernales et automnales.
Depuis 35 ans, on ne bat que des records de chaleur, jamais de froid. On observe aussi un renforcement de la variabilité météorologique (enchaînement peu habituel des types de temps) et une désaisonnalité par rapport à la fin des années 1980.

Écarts des températures moyennes annuelles (en °C)
à Saint-Pierre de Chartreuse (945 m) de 1959 à 2016 par rapport à la normale 1961-1990.

Source : Météo-France ; traitement ASADAC-MDP

Les barres représentent la différence de température annuelle par rapport à la moyenne des années 1961-1990.
Depuis 1989, ces écarts sont toujours positifs, jusqu'à 10°C en plus.

L’évolution des précipitations et du manteau neigeux

Contrairement aux températures, on ne retrouve aucun signal clair dans l’évolution annuelle des quantités de précipitations sur les Alpes. Deux grandes périodes de faibles précipitations sont intervenues de 1971 à1976 et de 2003 à 2011, avec des records de sécheresse comme en 1976, en 2003 ou 2009.

L’enneigement a quant à lui diminué avec la remontée de la limite pluie-neige, elle-même provoquée par l’augmentation des températures à la fin des années 1980. Les relevés des postes de mesure montrent une diminution des cumuls d’environ 30 à 40 % vers 1000m, 20 à 25 % jusqu’à 1400m.

Hauteurs moyennes de neige (en cm)
au col de Porte dans le massif de la Chartreuse (1350 m) entre décembre et mars de 1960/61 à 2015/16.

Les barres représentent les niveaux de neige annuels.

Les impacts mesurables du changement climatique

La fonte des glaciers, l’assèchement des sols, la mise sous tension de l’eau disponible pour alimenter cours d’eau et nappes, la baisse du nombre de jours de gel et un dernier jour de gel plus précoce, l’augmentation des écroulements en haute montagne, l’avancée des dates de floraison de la végétation, la montée d’espèces vers le nord et en altitude, l’effet d’îlot de chaleur urbain… sont observés à l'échelle d'une vie humaine.

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