top of page
La protection de l’enfance face à l’augmentation des informations préoccupantes

L ’aide sociale à l’enfance (ASE)
accompagne18 :


⟶ Les mineurs et leur famille ou tout détenteur de l’autorité parentale, confrontés à des difficultés risquant de mettre en danger la santé, la sécurité, la moralité de ces mineurs ou de compromettre gravement leur éducation ou leur développement physique, affectif, intellectuel et social ;
⟶ Les pupilles de l’État ;
⟶ Les mineurs émancipés et les majeurs de moins de 21 ans confrontés à des difficultés familiales, sociales et éducatives susceptibles de
compromettre gravement leur équilibre ;
⟶ Les femmes enceintes et leurs conjoints le cas échéant confrontés à des difficultés médicales ou sociales et financières. Les professionnels de la protection de l’enfance mettent en place des actions de prévention, assurent le repérage et le traitement des situations de danger ou de risque de danger.

Une hausse des informations reçues par la Cellule de Recueil des
Informations Préoccupantes (CRIP)
En 2022, 832 familles et 1 502 enfants
en danger ou suspectés de l'être ont
18 Voir Code de l’action sociale et des familles L222-5 pour
plus de précisions sur les missions et les personnes prises en charge
été signalés à la CRIP sur le territoire de
l'agglomération grenobloise. Cette cellule
est chargée du recueil, du traitement
et de l'évaluation des informations
relatives aux enfants en danger ou en
risque de danger. Ce sont 632 enfants
concernés de plus qu’en 2016, soit +
73 % (pour + 51 % en Isère). Le Pays
Voironnais et le Grésivaudan connaissent
une augmentation moins importante
avec respectivement + 51 % et + 36 %.
Ces "informations entrantes" font l'objet
d'une primo-évaluation par la CRIP, qui est
chargée de qualifier si l'information reçue
est non fondée ou qualifiée préoccupante.
Les différentes crises traversées par
la population depuis 2020 ont certes
pu renforcer les tensions au sein des
familles mais la dynamique de hausse
de ces informations était antérieure à
la survenue du COVID, de l’inflation et
des tensions économiques. Les causes
de cette croissance sont donc multiples.
À l’augmentation des tensions observées
par les travailleurs sociaux s’ajoute une
meilleure connaissance des dispositifs
de signalement par les professionnels
de terrain (éducation nationale, police,
gendarmerie, associations…) et les
individus eux-mêmes (campagne
d’information sur le numéro d’urgence 119).
Cette croissance est également liée à la loi
du 14 mars 2016 qui prévoit qu’à l’occasion
de l’évaluation d’une situation familiale,
la situation de tous les mineurs présents
au domicile soit évaluée.

bottom of page